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Goémon


Née en 1955 dans une famille paysanne du Causse Corrézien, les paysages et l’atmosphère de ses années d’enfance dans la campagne du Pays de Brive l’imprègneront pour toujours.

Les livres la fascinent dès son plus jeune âge, à travers les contes et la poésie.

En pension, elle fait de la littérature sa nourriture essentielle et son refuge. Elle s’inspire de ses écrivains préférés pour les textes qu’elle consigne dans son journal.

Étudiante à Paris elle découvre l’histoire de l’art et la peinture, autres passions échappatoires pour oublier le mal du pays. Elle délaisse l’écriture pendant une longue période.

Mariée et mère de famille elle retrouve la magie des pages et n’en finit pas de s’essayer et de se défier par les biais les plus divers, journal, correspondance, nouvelles, poèmes. Son désir d’écrire ne la quitte plus.

Elle varie ses expériences en participant aux expositions d’un peintre, Malou, qui l’encourage à transcrire la perception qu’elle a de ses tableaux non figuratifs, en lui confiant la rédaction de textes de présentation de ses oeuvres.

Depuis, elle signe du nom qu’il lui a donné, Goémon, qui est l’anagramme de « mon ego » et qui deviendra son nom "d’écriveuse".

Elle écrira également ensuite pour le calligraphe Toulousain Claude Fréjaville.

Elle rencontre les artistes plasticiens, peintres, poètes et musiciens de la « Ligne Bleue », se désignant comme étant « attachés aux échanges épistolaires informels », ce qui lui permet d’être lue et de donner sa libre expression, sans souci de chapelle, de genre ou d’étiquette.

64 pages - Poésie.

Référence : 7512-0003Prix : 10 € TTC Ajouter au panier


 

BZ

Ecrivain méditatif, on le nomme BZ : très jeune ses parents lui ont donné le goût du voyage.  Mystique, il s’intéresse à l’ésotérisme, la religion et la spiritualité.


Rebelle, il fait des études médiocres  et part à l’aventure en Amérique Latine. Il expérimente la haine, la pauvreté et l’incarcération pendant  plusieurs années où il s’initie à la méditation transcendantale.
De retour en France il frôle la mort, supporte la maladie grave.   Il suit alors la méthode indienne d’OSHO RAJNEESH, la méditation dynamique, peu adaptée à la vie occidentale. Il persiste et innove une technique plus contemporaine : « La Méditation Alternative ». 


Si vous lui posez une question, il vous répondra :

« Celui qui ne risque rien n’a rien, mais celui qui risque tout obtiendra tout et cent fois plus ! » 

 

Aujourd’hui en paix BZ rédige ses métaphores au fin fond de la Bretagne.

Référence : 7512-0019Prix : 12 € TTC Ajouter au panier


 



Jacques Madesclaire

Notre biographe présente un livre autour de l’École d’Horticulture et de Paysage de Roville-aux-Chênes dans les Vosges.

Il en restitue les valeurs : d'une part vues par un ancien élève, créateur et dirigeant d’une entreprise aujourd’hui côtée en bourse, qui voit son passage à Roville comme l’un des éléments fondateurs de sa vie professionnelle.

D'autre part, au travers d'entretiens qu'il a pu avoir avec les dirigeants de cette école, connue et reconnue à l'internationale.

55 pages - Biographie

Référence : 7512-0011Prix : 12 € TTC Ajouter au panier


 



Julia M Tean

Est née à Mulhouse en 1986. Fille d'ouvriers, elle grandit au sein d'une famille composée de quatre enfants. D'un naturel timide et angoissé, elle ne s'exprime pas en public mais commence à écrire dès son plus jeune âge : plus particulièrement  des contes, qu'elle lit durant les repas de famille.

A 9 ans, elle demande sa première machine à écrire au père Noël (dotée de craies grasses et de caractères en caoutchouc jaune !). A 12 ans, ses parents lui offrent une vraie machine à écrire qui la soutiendra durant l'écriture de son premier roman : "4 jours en enfer". Agée de 13 ans, elle rencontre Mademoiselle B, prof de français qui, après lui avoir injustement donné un 0/20 en rédaction pour "plagiat", l'aide à corriger son roman.

Août 2001, Julia rencontre l'amour et commence à écrire des poèmes qui seront  publiés chez APAE dans le recueil "RECTO VERSO" en 2004. A présent à 19 ans, elle est l'auteur de deux pièces de théâtre (2001-2003), deux recueils de poésies dont "Recto Verso" et quatre romans dont : "Du Ciel et des Ténèbres" (2002) publié en novembre 2005 chez APAE, "Une vie de Rêves" (2003) et "Lune Rouge" (2004/2005).

Elle désire en ce moment écrire un nouveau roman dans la lignée  "Du Ciel et des Ténèbres" mais ses études de Littérature Moderne à la Fac de Mulhouse l'empêchent d'écrire quand elle veut.

C'est donc avec sérieux qu'elle poursuit ses études pour être documentaliste, espérant réaliser son rêve : devenir écrivain à temps plein !


98 pages - Poésie.

Couverture de Rachida Dahaoui

Référence : 7512 -0006Prix : 10 € TTC Ajouter au panier


 



Pierre Caillou-Gravillon

Premier épisode des aventures du Lapin Coquin, avec "L'arrivée ou les coquinations",  Pierre Caillou-Gravillon laisse planer le doute entre le rêve et la réalité.

Il connaît en personne le Père Noël avec qui il pique-nique de temps en temps sur une étoile, ou dîne auprès d'un feu en compagnie d'Elfes  et de leurs amis.

Il paraît même qu'il a déjà participé à la distribution des cadeaux pour Thanksgiving à New York.

Pour les petits et les grands, qui n'ont pas oublié l'enfant libre qui vit toujours dans leur corps d'adulte.

22 pages - Jeunesse 5 - 8 ans.

Couverture et illustrations de Vincent C. 10 ans

Présenté au 19ème Salon Régional du Livre pour la Jeunesse à Troyes en octobre 2005.

A paraître en 2006: Tome 2 : "Mon ami Dodu".

Référence : 7512-0013Prix : 6 € TTC Ajouter au panier


 



Martine Salvatore

Martine Salvatore est Educatrice Spécialisée dans un foyer pour adultes handicapés. Bibliothécaire, formatrice, elle cumule les activités auprès de nos semblables un peu différents de la norme.

Martine Salvatore a commencé à écrire de courtes histoires il y a une dizaine d'années, pour elle, pour sa famille, ses enfants. Elle a décidé aujourd'hui de montrer ses textes.

Elle vit dans une petite ferme "en perpétuelle rénovation..." entourée de ses chers, dont le nombre comprend deux canards, une oie, deux chèvres, trois lapins et deux chats. De quoi nous servir plusieurs livres !

16 pages - Jeunesse dès 7 ans.
Couverture et illustrations de Martine Salvatore

Présenté au 19ème Salon Régional du Livre pour la Jeunesse à Troyes en octobre 2005

Référence : 7512-0012Prix : 6 € TTC Ajouter au panier


 



MALCOLM J.

Trentenaire ayant vécu de fortes expériences de vie. Attaché aux détails, aux sentiments, à la profondeur de l'être, à tout ce qui fait notre existence : photographe de l'âme, expressionniste de l'air ambiant, Malcolm J. nous donne à lire quelques-uns de ses clichés.

Tout le monde s'efforce de construire sa vie. Dans cette réalisation nous avons tous nos échecs, nos regrets, nos projets non aboutis, nos défauts... Tous représentent des failles.

Sans ces fissures le lézard ne pourrait se cacher. Le petit reptile est comme l'égoïsme, l'indifférence et tout ce qui fait que le cocktail de la vie est plus âpre à boire.

Il bronze au grand jour et lorsque l'on essaye de l'attraper il se cache, avec la plus grande rapidité, dans les recoins les plus sombres de notre être. Le jeu se poursuit toujours.

En voici quelques épreuves.

84 pages - Poésie existencielle.

EPUISE



 


Werner Freund
Traduction de Patrick Gabella

Patrick Gabella a lu de nombreux ouvrages sur le loup, mais son admiration pour Werner Freund date du jour où il a vu le film de Philippe Molins : « L’homme qui rêvait d’être loup » qui relate la passion de Werner Freund. Il décide d’aller le voir.

En octobre 2000, après une longue attente devant sa porte, comme pour l’éprouver, Werner l’invite à l’accompagner pour une visite des meutes puis lui offre un café et son dernier livre paru, qu’il entreprend de traduire pour à son tour raconter que le loup n’est pas l’animal sanguinaire des contes pour enfants. 

Le loup...

Patrick Gabella  anime des conférences ou  conférences/débats afin de nous faire connaître d’un peu plus près l'animal le plus incompris et le plus décimé dans "l'Ancien Monde", mais bête sacrée, vénérée par toutes les tribus Amérindiennes dans le "Nouveau Monde".

Signalé dans le Jura il est aujourd’hui aux portes des Vosges et Patrick Gabella veut rassurer sur sa venue annoncée : " Le loup n’est pas un animal sanguinaire, il n’attaque pas l’homme et est plutôt craintif ou pour le moins très prudent. Il n’attaque pas non plus tout un troupeau pour se nourrir car une ou deux bêtes suffisent souvent à la meute. De plus il préférera se nourrir de la dépouille d’un animal mort naturellement. C’est pourquoi il ne tue que si cela est nécessaire".

Et l’homme ?
 
 

 

Werner Freund est certainement le seul homme au monde dont on puisse dire sans que cela ne résonne comme une critique, qu'il hurle avec les loups.

Rédigé en collaboration avec Jacques Madesclaire Biographe.

160 pages - Ethologie Biographie.

Cet ouvrage contient de nombreuses photos en couleur.

L'édition 2005 ne sera tirée qu'à 4000 exemplaires. La première fraction de 1000 est en vente depuis le mois d'août 2005 et disponible exclusivement à la vente sur notre site depuis fin janvier 2006.

Prix 30 euros + participation frais de port 7 euros pour la France métropolitaine (en sus variable selon les autres destinations lors de la commande).

PROFITEZ DE NOTRE REMISE

ACTUELLEMENT PROMO FIN DE STOCK
25 euros + participation frais de port 7 euros aux mêmes conditions que dessus.


Référence : 7512-0014Prix : 32 € TTC Ajouter au panier


 

André KRAEMER

André KRAEMER laisse vagabonder sa plume au gré de son humeur et quand la nuit tombe, l'oiseau fuit dans l'ombre d'un hiver lent et maussade.

Son premier recueil nous propose des textes spontannés, s'essayant de la tristesse à la joie. Jubilation d'écrire, de partager cette passion qui a inspiré X E Solon, réalisateur des couvertures et que nous vous invitons à découvrir.

40 pages - Poésie.

Couverture X E Solon

Référence : 7512-0021Prix : 10 € TTC Ajouter au panier


 

André KLINGEBIEL

Armand L'Africain, que publie André KLINGEBIEL, est le journal d'une carrière coloniale, tenu de 1906 à 1934 par son Grand Oncle Armand BELLY né à Bordeaux en 1877.

C’est en 1947, que sa famille revenant habiter Bordeaux, qu'il découvre cet étonnant couple de coloniaux en retraite, vivant à Caudéran dans un univers extraordinaire et fascinant de statuettes frustes, de masques effrayants, de tentures rustiques, de fétiches et d’armes venus d’Afrique. Ce musée exotique était bruyamment défendu par les aboiements rageurs d’un cabot cabotin (manifestement sourd à l’appel de son nom, Matéko) et par les invectives narquoises d’un couple de perroquets. 

            Lui, c’est Armand. Personnage impressionnant par sa grande taille, son poids, et sa florissante barbe blanche. Son discours est chaleureux, plein d’humour, et surtout truffé d’expressions « pitit-nègue » qui rappellent sa vie coloniale. Elle, c’est Léonie, la « Tante Léon », son épouse. Cette petite bonne femme gironde, pétulante et gaie, est un peu moins expansive, mais surprend toujours par ses remarques incisives et sa voix un peu éraillée.

260 pages - illustration photos - cartes.
Journal.


Référence : 7512-0022Prix : 18 € TTC Ajouter au panier


VALERIA AVANTI nous offre : C
OEUR Déchiré

Recueil d'une autobiographie poignante, d'une lettre ouverte et d'une nouvelle, ensemble inspiré par l'amour et le courage d'une femme qui affronte la vie.
 
"Tous ces faits sont réels et authentiques avec des déboires, des souffrances et des joies. L’histoire d’une partie de ma vie, m’a appris à supporter et surmonter les obstacles, faire face avec patience, courage, tout en gardant l’espoir d’une réussite meilleure. En me disant : que la roue tourne un jour, et que chacun doit l’affronter, mais que derrière la récolte récompense dans le bon et le meilleur. C’est ce qui fait ma force, mon énergie dans ce combat. Voilà pourquoi je veux raconter mon histoire, en disant que les personnes qui la liront, pourront s’y retrouver et doivent se battre et garder espoir. Je vous laisse donc l’envie de me lire, qui j’espère saura vous faire admettre que la vie n’est pas dans la simplicité, mais qu’elle joue un rôle essentiel à chacun, testant notre force et nous laissant de bonnes choses apprises. C’est ce vécu qui me donne la force d’avancer vers d’autres horizons pour y vivre mieux. Sans penser à ces obstacles qu’il faut affronter encore et encore chaque jour, car nous n’avons rien sans rien. Je n’ai plus peur d’échouer, croyez-moi et je saurai encore affronter d’autres tempêtes. Apprendre à mes enfants cette force. Je serai là pour les guider, comme pour toute personne qui se sentirait en proie à la faiblesse. Je veux pouvoir apporter le meilleur de moi-même dans ces détresses, ces désespoirs par mon histoire, mon écoute, ma présence, sincère dans ce que j’affirme. Dieu m’a donné ce don que je veux partager avec ceux qui en auront besoin. Peu importe leur origine, leur couleur, leur situation. Nous sommes tous humains. Peu importe les on-dit, les jalousies, méchancetés. Je ne m’arrêterai pas sur cela. Je ne porte aucun jugement sur quiconque, chacun est différent, et a pu souffrir ou subir comme moi." 

Autobiographie - couverture x e solon pour apae - 120 pages
 

Référence : VA 01Prix : 15 € TTC Ajouter au panier





OLIVIER PEREZ
 ~ Un Corsaire au XXI ème siècle

Olivier PEREZ
est né à Mulhouse en 1985, études classiques, sportif, il rejoint la Fac d’Histoire de Mulhouse et avance son manuscrit. Naissance d’une vocation : l’écriture. Réservé mais persévérant, il abandonne des débuts de nouvelliste et l’ébauche d’un premier roman pour se consacrer à « Corsaires ». Ce monde le fascine et ses connaissances en Histoire lui font profit pour prendre de la hauteur, dériver, créer des mondes, un ailleurs, une île…

Confronté très jeune au décès de son père, à qui il doit son héritage Espagnol, sa fierté et une maturité forgée par l’épreuve. Son envie de profiter de chaque instant fait de lui, à sa manière, un CORSAIRE.

Corsaire : : 1- Membre d’un navire civil autorisé par son gouvernement à engager le combat contre tout navire d’États ennemis, et notamment son trafic marchand. Les peuples les ont souvent désignés comme de simples mercenaires peu scrupuleux des règles, voire des erreurs de la nature, impropres à la société qui les a vus grandir. Un document officiel, la lettre de marque mandate le corsaire d’un statut particulier et lui évite, lorsqu’il est tenu prisonnier, la potence (sort généralement réservé au simple pirate).

2 - Navire rapide armé par un équipage habilité par son gouvernement, donnant lieu à une véritable entreprise maritime. L’armateur en est le responsable juridique.

234 pages - La couverture est une création originale de Nouman Gernonne pour APAE. 
Aventure.

EPUISE






Marie Rose ATCHAMA

L'escargot : rencontre avec le Maître intérieur

Ce récit marque la fin du voyage intérieur de l’auteur. Un voyage qui l’a conduit vers une prise de conscience de l’art. C’est la première fois qu’elle découvre son univers artistique intérieur et se met à dessiner avec passion.

De couleur en couleur, de forme en forme, elle se laisse guider vers la création d’un personnage imaginaire. Ce personnage l’entraîne dans un dialogue avec son Maître intérieur, son Maître d’Art - l’art de créer ! l’art de vivre ! 

De tourbillon en tourbillon, l’œil  diamanté, caché, avance. Il va à la rencontre de son oeil arc-en-ciel, en entraînant derrière lui, de multiples pièces aux diverses formes et couleurs  qu’il a recueillies sur son passage, pour la création de l’image de l’homme qu’il avait perçu dans son plan de départ.

Au fur et à mesure qu’il avance il se découvre en face de son image intérieur. A la fois surpris et satisfait de sa création, il sent venir l’escargot, personnage imaginaire portant fièrement un chapeau lui signalant la victoire. Très vite il s’aperçoit que ce personnage est tout simplement son Maître intérieur. Face au Maître, l’œil caché se découvre.

100 pages - Richement illustré des oeuvres de Marie Rose Atchama. Création originale en couleur. Tiré sur papier spécial. Effet satiné des illustrations. 
Philosophie.

Référence : 7512-0025Prix : 25 € TTC Ajouter au panier






Jacques HODLER : Carnets de pelerinage.

Un récit initiatique.

Christine et Jacques Hodler ont rallié Saint Jacques de Compostelle ensemble, un pied devant l’autre, depuis leur Alsace natale. Ils ont ainsi marché près de deux mille cinq cents kilomètres en cinq grandes étapes successives entre 2001 et 2005.

Extrait :

Voici plusieurs années, que la vie m’orientait finement, subtilement vers l’expérience du pèlerinage. Un peu comme on soufflerait sur un fétu de paille en plein milieu de l’océan pour lui donner une certaine direction. Le fétu de paille que je suis ne voit pas toujours où il y va mais quelque chose de « supérieur » qui a une meilleure  vue d’ensemble, souffle doucement, imperceptiblement dans la bonne direction. Un jour, j’ai rencontré le Tao et à travers lui, une certaine ouverture, un changement dans la vision des choses et aussi l’idée, la notion de pèlerinage. Un pèlerinage, pourquoi faire ? Il y encore quelques années, cette idée m’aurait semblé complètement saugrenue. Aujourd’hui j’ai plutôt l’impression que toute la vie n’est qu’une grande et continue pérégrination, un grand pèlerinage. C’est Juan Li, un de mes maîtres taoïstes, qui en nous racontant ses divers pèlerinages et la relation de cette pratique avec la vie, l’évolution, Juan avec sa magnifique simplicité, qui a comme semé une graine en moi qui a fini par germer. J’avais fait avec lui un stage sur le pèlerinage en 2000. Puis j’avais assez rapidement décidé que j’irais moi aussi sur le chemin de Compostelle pour commencer. Sans doute en 2002 je partirai du Puy en Velay et j’irai d’une traite jusqu’à Santiago. Ensuite les choses ont évolué. Je fréquentais déjà Christine, mon épouse, qui avait suivi le stage avec moi mais que je n’avais pas encore associée à ma vie et au voyage. C’est au printemps 2001 dans un « creux de la vague » que j’ai pris la décision de partir dès l’été.

Je marcherai depuis mon Alsace natale et rejoindrai le Puy, dans un premier temps, pour continuer ensuite. Christine s’est jointe à mon projet presque automatiquement, un peu comme une évidence et du coup, comme elle travaille, nous avons choisi d’y aller en plusieurs étapes. Cette année nous marcherons trois semaines, peut-être quatre. Christine était participante au premier atelier d’énergétique taoïste que je donnais à Colmar mais nous nous sommes rencontrés bien plus tard après le deuxième stage où elle avait participé également. Elle avait le goût de la marche, moi moins. C’est elle qui m’a  appris à marcher. D’ailleurs dès le début je l’appelais « biquette rustique » et elle me disait qu’elle était un peu cabocharde en plus. Si elle m’a appris à marcher il était tout à fait logique qu’elle m’accompagne sur le chemin. Nous avons donc décidé d’y aller ensemble. Un jour, peu après, nous marchions du côté du Mont Sainte Odile et c’est là que j’ai rencontré mon bâton de pèlerin. Il était là, posé dans un buisson. Un joli bâton pelé bien droit et élégant ; il m’attendait. Je l’ai emporté avec moi et j’ai décidé que je l’arrangerais un peu. Il fallait juste le raccourcir un peu et le doter d’une pointe pour en faire un magnifique bourdon. Une fois prêt, je l’ai posé chez moi dans le coin « bois » de ma pièce de soins en attendant de partir avec lui. Cela s’est passé d’une manière similaire pour la coquille Saint Jacques, élément indispensable pour un pèlerin de Compostelle. Je l’ai rencontrée, elle aussi, peu après avoir pris la décision de partir. Elle était tombée sur le trottoir depuis une fenêtre où un fumeur s’en était servi comme cendrier. Je l’ai ramassée et inspectée en pensant tout de suite l’emporter avec moi.  Elle était intacte, il fallait juste bien la nettoyer pour la rendre tout à fait convenable.

J’ai noté l’autre jour que depuis que j’avais décidé de partir dès cette année, ce pèlerinage m’habitait en permanence. Des idées de préparatifs, préparer et peaufiner une liste de tout ce qu’il faut emporter,  des courses à faire pour compléter l’équipement, des coups de fil et des visites pour demander des conseils, en parler autour de moi, me préparer dans ma tête et dans mon corps, finir des cycles et me réjouir. Je suis tout étonné que ce projet tout simple, en apparence, soit là tout le temps, un peu comme une toile de fond dans mes pensées. C’est plutôt sympa. Pour Christine c’est pareil. Elle est déléguée médicale, elle me raconte souvent qu’elle en a parlé à tel ou tel médecin. Elle partage, elle se réjouit.
Nous sommes tout début juin et nous partirons début juillet. C’est chouette, j’espère que nous serons prêts. Le programme sera un peu chargé, nous allons déménager le 23 juin, Christine et moi. C’est-à-dire que nous allons mettre nos ménages individuels en commun dans le nouvel appartement que nous avons loué à Eguisheim, pour habiter ensemble. Une sacrée aventure ! Eguisheim est un joli village à quelques kilomètres à l’ouest de Colmar. Donc il reste ce mois pour boucler les boucles, les cycles. Déménager, emménager dans l’appartement, se préparer et préparer les affaires pour partir, le sac lourd et le cœur léger.
Voilà le jour J. 1er juillet, nous avons passé une semaine très intense mais nous sommes prêts. L’appartement est pratiquement rangé. Les affaires sont rangées dans les sacs, chaussures, bâtons de pèlerin, coquille, tout y est. Nous nous sommes couchés tard hier soir. Il fallait tout finir. Avant de dormir nous avons demandé un rêve prémonitoire pour le pèlerinage. Ce fut une nuit un peu agitée.

Hier soir, avant de nous coucher nous avions allumé une bougie, comme nous faisons souvent, et quand  j’ai voulu l’éteindre en noyant la mèche dans la cire avec une allumette, j’ai eu du mal. La flamme ne voulait pas s’éteindre et d’un coup quand elle s’est éteinte, elle a passé le feu à l’allumette. Cela ne m’était jamais arrivé. Alors j’ai pensé que je serais un passeur de feu. Dans la nuit  j’ai eu à un moment donné l’image ou la sensation d’un cercle vide qu’il s’agissait de combler et le sentiment que c’est à moi que revenait le rôle de remplir ce vide, d’où l’idée d’ouverture dans mon pèlerinage et aussi de combler les vides, c’est-à-dire aider là où je peux, non seulement pendant le pèlerinage mais aussi après, toujours, car toute la vie n’est finalement qu’un grand pèlerinage. Une chose me tarabuste aussi un peu, c’est que depuis deux ou trois jours la plante du pied gauche me fait mal. J’ai pas mal marché pieds nus dans notre nouvel appartement car je me suis un peu laissé tromper par le revêtement de sol stratifié qui imite assez bien l’aspect du bois et j’ai la sensation d’une inflammation d’un tendon ou dans les articulations du pied. Cela m’inquiète un peu, enfin, je verrai, il faudra aller doucement au début. Je me réveille, Christine aussi, il est six heures du matin. Un peu d’eau chaude avec du jus de citron puis un peu de gym plus salutation au soleil, comme d’habitude. Nous choisissons un nom de pèlerin, Christine s’appellera Fleur et moi Nuage de Feu. Ensuite nous tirons un hexagramme du Yi King. Un hexagramme pour les deux, que nous construisons ensemble à tour de rôle. Hexagramme 41 « la diminution », devenir humble, tout petit. Pèlerin, cela tombe bien, avec un six à la quatrième et cinquième ligne qui donne, après mutation, l’hexagramme 10 « la marche », super, nous y allons à pied !
Avant le petit déjeuner, je vais encore noter mes souhaits pour le pèlerinage : Mourir à moi-même pour aller vers un chemin d’évolution dans un esprit d’ouverture et de disponibilité. 

Et pour en savoir plus sur Jacques Hodler :
  
http://www.jacques-hodler-tao-evolution.com
 

444 pages - Récit  autobiographique et initiatique .
25.00 euros + participation aux frais de port 3.00 euros

EPUISE






André KRAEMER

Pour son deuxième livre, André KRAEMER nous propose un recueil qui allie gravité et bonne humeur. Son regard positif sur la vie, ceux qu'il aime, qu'il croise, même si ce n'est qu'une seule fois préserve sa part de rêve.

60 pages - Poésie.

Couverture X E Solon


Référence : 7512-0028Prix : 10 € TTC Ajouter au panier





        MAGELLAN             REGIS PANTZER
 

Régis Pantzer est l'auteur d'une douzaine de nouvelle. Il publie MAGELLAN le premier texte qu'il offre aux amateurs de SF, cinéphiles, et livrophages. Prometteur !   

                                    
En l’an 2227, la Marine Stellaire Européenne est la plus puissante armée de la planète Terre. Elle doit son pouvoir à la Pierre de Zielk ; un minerai découvert sur le météorite qui s’écrasa sur Berlin quelques années plus tôt. Bien que cette pierre produise une formidable énergie, la ressource n’est pas intarissable et vient à manquer. La M.S.E. envoie alors un équipage en mission de ravitaillement sur M31, planète rocheuse dans la galaxie d'Andromède, source présumée de Zielk. Mais, au milieu de leur voyage intergalactique, les marins vont faire une rencontre improbable
et lourde de conséquences. 

129 pages - Science-Fiction.

EPUISE 




       

 Le collectif  "Sortie Scolaire" présente :

                     SORTIE SCOLAIRE 
   de
                     REINHARD JUNGE

REINHARD JUNGE est né à Dortmund en 1946. Il est enseignant à Bochum. En collaboration avec Jürgen Pomorin, il s'est intéressé plusieurs années durant aux milieux nazis d’Allemagne Fédérale. Leurs reportages écrits « Les Néonazis » (1978), « En avant, nous reculons » (1979) etc. ont étés traduits en cinq langues. 

« Klassenfahrt » est paru en 1985. C’est le premier roman policier de Junge. Il a été traduit en russe en 1989. Avec Léo P.Ard (=Jürgen Pomorin), il a écrit en 1986 un thriller politique « Bonner Roulette ». Leur seconde coproduction « Das Ekel von Datteln » a été nominée parmi les quatre meilleurs polars de l’année 1988 pour le Prix de Littérature Policière. 

Traduit de l’allemand en 1997 par : Camille BERDILLON, Élodie METZGER, Sandra PFISTER, Ingrid VERDY et Christelle WOLF, Élèves de Première au Lycée Jean Mermoz de Saint-Louis, s
ous la direction de leur professeur Joseph GROLL.
 

Illustration couverture réalisée en  2007 par :
  Justine GRASSER élève de quatrième au Collège Jean Monnet de Dannemarie.

165 pages - Roman policier à partir de 13 ans.

15 euros + 3 euros de participation aux frais de port.

Tous les droits perçus par le collectif sortie scolaire, composé des traducteurs du livre, seront reversés à une association caritative.



Référence : 7512-0030Prix : 18 € TTC Ajouter au panier




           
                 

LE COMBAT 

CHRISTOPHE BARBET-CARRERE

Centre hospitalier de Rouffach, une heure vingt du matin. Cette nuit de mai 2007 sera  témoin d’une agression d’une rare violence pour Christophe Barbet-Carrere, infirmier de secteur psychiatrique. Face à la folie d’un patient, les limites physiques et mentales seront rapidement dépassées afin que cette lutte ne se termine pas tragiquement.
 

Le combat est le récit d’une situation extrême  débutant par une nuit de cauchemar, se  prolongeant par de longs mois à faire face au stress post traumatique, au rétablissement physique, à la réparation du préjudice. Une situation extrême qui laissera des marques à jamais gravées mentalement et physiquement.  

Mais au delà  des difficultés à surmonter, ce combat sera le début d’une métamorphose totale sur les valeurs de l’existence. C’est en frôlant la sensation de sa propre mort qu’il découvrira que le bonheur  est de profiter pleinement de chaque jour ; qu’il est inutile de subir passivement les aléas de l’existence, l’important étant la manière dont nous interprétons les épreuves que le destin parsème sur notre chemin. 

L’écriture sera, dans un premier temps, une nécessité pour gérer les difficultés rencontrées. Mais par la suite, Christophe sera guidé par la volonté inflexible de transmettre ce témoignage afin que cette expérience puisse servir à autrui, n’importe qui d’entre nous étant susceptible de vivre une situation extrême. Et ce livre pour en témoigner.

Référence : 5712-0031Prix : 15 € TTC
Frais de port : 3 € Ajouter au panier





LE DIABLE ET SON AMI 

Michel Thomiche

« Il sentait la vie quitter le corps du vieil homme et pourtant c’est sa propre existence qui défilait devant ses yeux. Il revoyait son enfance, ses parents, ses professeurs et plus loin sa vie d’adulte. Il comprenait qu’il avait choisi tout cela, l’isolement, l’exclusion et le retrait. Et là, assis par terre, il se dit que peut-être que cet homme avait raison. Peut-être suffisait-il de croire en l’amour pour en être touché... »

Denis est au chômage depuis longtemps. 35 ans, il vit a paris. Dépressif.

Satan aussi déprime au royaume des enfers en réalisant que sa lutte contre les forces du mal est vaine. Il décide d’agir et d’attaquer l’ennemi sur son terrain : L’AMOUR. 

Denis sera l’enjeu de cette lutte, et au-delà des apparences dépassera les nœuds de l’intrigue pour tisser de nouveaux liens avec sa vie.

Boris Illianov, un moine russe pourra t’il lui venir en aide ?

Michel Thomiche nous emporte dans son univers où règne le conflit perpétuel en l’homme : le bien et le mal, l’amour et la rédemption.

 

Référence : 7512-0032Prix : 10 € TTC Ajouter au panier





LE BATISSEUR          Tisserand de l'imaginaire 

MARIE ROSE ATCHAMA

 

...Entre nous deux, brûle une petite lampe qui nous souffle la flamme de la sagesse. Elle nous ramène toujours sur le bon chemin en nous offrant du bon grain.

La graine de la sagesse se cultive avec délicatesse pour la récolte de ses richesses, en s’offrant aux cœurs chargés d’ivresse pour le souffle de leur faiblesse.

Entre nous deux, brûle une petite lampe qui nous souffle la flamme de la conscience. Je suis l’ombre, tu es la lumière.

Face au silence intense que tu m’avances, je pense. Je pense, je pense, je pense. Je pense tellement que je me demande si par insouciance, tu oublies ma présence, comment faudra-t-il que je panse ton absence ?

Entre nous deux, brûle une petite lampe qui nous souffle la flamme de l’assurance... 

Marie Rose Atchama nous emporte dans sa lumière artistique et poétique. Textes et illustrations enveloppés de méditation.

 Richement illustré des oeuvres de Marie Rose Atchama. Création originale en couleur. Tiré sur papier spécial. Effet satiné des illustrations. 
Philosophie - méditation



Référence : 7512-0033Prix : 20 € TTC Ajouter au panier



                           
                            
                     B Z

                            DU BALAI 


Après "Méditation !?" et sa méthode alternative  B Z récidive avec Du balai. Mais, cette fois il nous fait découvrir la méditation continue. "C'est un sytème de nettoyage où l'instant est la clef de la liberté" nous dit il.
Le nettoyage est le métier le plus astucieux. Avec lui on nettoie sa conscience et préserve sa planète. Bien sûr on est en bas de l'échelle mais on touche le ciel quand on veut !

LE COUP DE COEUR MEDITATIF D'APAE

71 pages - Illustrtations nb.


Référence : 7512-0034Prix : 10 € TTC Ajouter au panier






EPREUVES DE NOS DESTINS

Une initiation de JEAN~MICHEL FASQUEL

Car il faut battre le fer quand il est chaud et parce que le premier livre de Jean~Michel Fasquel est un document à mettre entre toutes les mains, pour le bien être de ses lecteurs, nous vous proposons sa mise en ligne en avant première du tout nouveau livre de Jean~Michel Fasquel à paraître prochainement : Rencontre avec soi

Epreuves de nos destins
pourraît être lu comme le tour d'honneur avant l'épreuve. L'épreuve de surmonter nos propres blocages, freins irrémédiables à notre bien être. Sauf à s'en occuper, quotidiennement, et à rechercher en toute affection, en toute franchise, en toute simplicité envers nous même et ceux qui nous entourent, une rencontre avec soi.

"Connaîs toi, toi~même" et envole toi chaque jour comme un phoenix, le totem philosophique et profètique de Jean~Michel Fasquel ou comment gagner l'amour de soi, source d'équilibre et de paix, de maturité et d'une relation épanouïe avec nos proches et la vie.


Référence : ex dv jmf EDND 1Prix : 10 € TTC
Frais de port : 3 € Ajouter au panier





Pierre Hirsinger

                                               James Bond
 Au service de Sa Majesté la Suisse

Épique, unique, atypique,… les adjectifs se bousculent pour parler d’Au service secret de Sa Majesté, l’un des films les plus intenses et les plus originaux de la mythique saga cinématographique des James Bond. 
À l’occasion du 40ème anniversaire du film, ce livre vous invite à une passionnante plongée au cœur des Alpes suisses, à la rencontre de celles et ceux qui ont contribués à faire de ce long métrage une œuvre singulière et attachante.

À travers des témoignages rares et des documents parfois inédits, l’auteur retrace (deux ans et demi d’enquête et de passion à l’appui) l’épopée du tournage helvétique d’Au service secret de Sa Majesté, où les héros ne se nomment pas tant George Lazenby, Diana Rigg ou Telly Savalas qu’Annelis Stähli, Ruedi von Allmen, Heinz Brunner… et bien d’autres !

Un bijou pour les inconditionnels de James Bond et tous les cinéphiles, Pierre Hirsinger sait manier l'humour et la rigueur avec une précision très 007...

150 pages
nombreuses photos couleurs

Référence : 7512-0035Prix : 33 € TTC
Frais de port : 4 € Ajouter au panier




Jean Yves Fortuny

Dors Rémy...

(extrait)

Nous savons tous que dans certains cas, nous pouvons nous surpasser mentalement ou physiquement. Pour ne citer qu’un exemple, je choisirais celui de cette mère toute menue, qui pour sauver la vie de son enfant, a soulevé l’avant d’une voiture sous laquelle il était coincé.

         Est-ce vraiment surhumain ?

         Ne nous suffirait-il pas de le vouloir pour le rendre possible ?

         Elle ne voulait pas forcément soulever cette voiture, mais simplement sauver la vie de sa progéniture.
         Et si nous avions en nous une volonté telle que nous pourrions accomplir ce que nous appelons communément des prouesses, sans en avoir conscience ? 

        Il est certain que dans le monde d’aujourd’hui nous dormons ...

                                          LA VISITE

         Il est trois heures du matin. Anselme, un  homme de soixante-cinq ans s’est endormi dans le fauteuil de son salon devant un film. Son sommeil est profond.

         La télévision continue de diffuser des émissions de nuit tandis qu’il est entré dans une phase où rêves et réalités peuvent facilement se confondre. Son chien “Drakkar” un magnifique husky âgé de cinq ans, dort lui aussi à poings fermés devant la porte d’entrée, non loin du fauteuil de son maître. Soudain, des grésillements viennent remplacer le documentaire dans l’écran du poste de télévision, et un courant d’air furtif vient rafraîchir le visage d’Anselme lui provocant le besoin de modifier sa position dans son lit perpendiculaire.

         Drakkar a sentit quelque chose d’anormal, mais il ne bouge pas. Il garde seulement un œil ouvert car ce n’est pas la première fois qu’il est témoin du phénomène.

         D’ailleurs, il  reconnaît  l’esprit  qui leur rend visite, et remue la queue en balayant le sol. "Salut, content de te voir". Le pelage de son crâne s’aplati un court  instant.

Drakkar regarde en direction du lustre de la pièce, entrouvrant sa gueule, et laissant pendre sa langue de moitié comme si quelqu’un venait de lui donner un sucre aromatisé au bœuf. Tel un convive satisfait, un visage apparaît sur l’écran du téléviseur et murmure quelque chose d’incompréhensible, puis rend l’antenne. Drakkar se lève, se dirige vers son maître,  lèche la main inerte qui pend à l’extérieur du fauteuil, le réveillant  suffisamment pour qu’il comprenne qu’il ferait mieux de monter dormir dans sa chambre située au premier étage, puis, il retourne s’allonger devant la porte d’entrée pour se rendormir paisiblement.

         Surnaturel ?

         Peut-être, il ne le sait pas encore, mais les présentations vont être faites ...


184 pages surnaturelles...

 

Référence : 7512-36Prix : 15 € TTC
Frais de port : 3 € Ajouter au panier





Janine Salmon

L'ombre et le miel

extrait


          Si je ne suis pas comme tu l’espères, aime-moi comme je suis 


« Poussez, poussez, Madame Oklein, encore un effort » La femme, le visage déformé par la douleur, arc-boutée sur ses avant-bras, était tendue vers un seul but, sortir le bébé. Elle était à bout de forces, il tardait à venir, lui déchirant le ventre.

Le médecin, campé entre ses cuisses, l’encourageait de la voix, mais il sentait le doute s’installer. Depuis tant d’heures qu’elle était entrée en travail, allait-elle pouvoir aller jusqu’au bout. ? Si elle craquait maintenant, n’était-ce pas déjà tard pour tenter une césarienne ? L’enfant était déjà engagé et si l’expulsion tardait encore, le bébé risquait l’asphyxie. 

Il sentait la mère s’affoler, elle était au bord de l’évanouissement et les minutes qui allaient suivre étaient déterminantes. 

-Courage, Madame Oklein, merde, vous n’allez pas flancher maintenant, allez-y bon dieu, allez-y, je commence à voir la tête ! 

Mourir, le bébé ? Cela ne pouvait pas être possible, Emilie sentit une immense peur l’envahir. Ils l’avaient tant souhaité, rêvé. Ils avaient été si souvent déçus dans leur long chemin vers la maternité. Combien de larmes Emilie avait-elle versées ? Tous ces mois à compter les jours, faire reculer la déception et les non-dits, puis en désespoir de cause, l’indifférence qui s’installe.  

Et, il y avait neuf mois, ce retard de règles, ce tout petit espoir fou, qu’il fallait   retenir, endiguer, de peur qu’il ne s’envole encore une fois. Une semaine, un mois, et la visite chez le médecin qui confirma l’espoir. Alors, la vie recommence, elle leur fait une fleur au bout de quinze ans de mariage. 

Pierre d’abord incrédule, puis sautant de joie, l’embrassant partout comme un fou, refaisant le monde et imaginant déjà l’avenir de ce rejeton inattendu. Il ne faisait aucun doute pour lui que ce serait un garçon. Le bonheur qui se réinstalle, le bonheur comme avant et l’attente 

La si douce attente, ponctuée par le ventre qui doucement s’arrondit, par les petits pieds qui dansent la gigue à l’intérieur de leur nid, et les projets, tous les jours à inventer. 

Emilie continuait à travailler dur et en plus, le soir, tricotait sa layette. Chaussons improbables tellement petits, brassières de poupée et broderie de petits oiseaux, papillons et nounours sur les draps de coton blanc. 

Et maintenant que le moment était venu, l’horloge se détraquait, l’accouchement était trop dur. Elle ne pensait pas autant souffrir. Emilie, au bord du gouffre, luttait de toutes ses forces pour la vie de son enfant. Pas encore né et déjà en danger. Elle poussait à s’en rompre le ventre, le sang lui battait les tempes. Elle n’avait plus la force de crier la douleur qui irradiait jusqu’à son cerveau, elle n’était plus qu’une souffrance, pas une parcelle de son corps n’était épargnée. Cela durait depuis des heures, mais un instinct animal lui ordonnait de se battre, de passer outre sa panique et d’expulser à tout prix cette prolongation de son corps, encore en elle mais déjà indépendante. 

Petit à petit le miracle de la vie se produisit encore une fois. Une petite boule de chair gluante et violacée sortit de ses entrailles, petite chose molle et belle, laide et boursouflée qui déjà imposait sa loi.

-« C’est une fille », le médecin brandit le bébé par les pieds et son cri résonna dans la pièce, remplaçant ceux de sa mère.

 107
pages - Roman

Couverture de Agnès Salmon

Référence : 7512-0037Prix : 15 € TTC
Frais de port : 3 € Ajouter au panier





ANDRE CABALION

PILE POIL...  AU QUART DE TOUR...

Parcours d'un nostalgique

Extrait



L'épicerie de la mère Silver: 1958/60 environ

11/12 ans seulement

Je sais que souvent, trop souvent même, mes parents me disaient qu’il n’y avait que seule l’honnêteté qui paie et j’y ai cru.  En revanche, bon nombre de fois, je me suis fait rouler pas des gens à qui j’avais donné ma confiance. Alors je me suis posé des questions.  

Bon,  je ne soutiens pas que la malhonnêteté est plus payante que l’honnêteté, non, mais, parfois en jonglant un peu on s’aperçoit que ça passe mieux. Que la personne qui n’a jamais triché me jette la première pierre. Car pour revendiquer ce statut d’honnête homme, que de souffrance doit on endurer. Par exemple, attendre son tour dans la queue derrière tous les autres sans rechigner.

Toujours payer en temps et en heures. Enfin plein de petits trucs qui en principe nous pourrissent la vie.  La meilleure solution d’après moi, est de rester, suivant les circonstances, à califourchon sur la ligne de démarcation que représente la loi. Mais attention! Sans tomber du mauvais côté ! 

Quand j’étais petit gamin, nous habitions le tout nouveau quartier de Cronenbourg et sur la route principale se trouvait la petite épicerie de la mère Silver où nous devions faire les courses de dépannage.  

Ce vieux magasin était assez sombre à l’intérieur. Sur le comptoir se trouvaient des rayonnages sur lesquels figuraient en bonne place les friandises et entre autres, les fameux chewing-gums «malabar», de gros machins rose bonbon dont nous raffolions tous.  

Et puis un jour, pendant que la mère Silver avait  le dos tourné, un petit diable en moi s’était réveillé,  me forçant à chaparder une poignée de malabars le cœur battant à tout rompre.  

La mère Silver ne m’a fait aucune remarque, aucune remontrance, elle n’avait certainement rien vu, mais j’avais l’impression tenace quelle me dévisageait d’un drôle d’air qui me faisait froid dans le dos.

En tout cas, j’ai déguerpi de l’épicerie du plus vite que j'ai pu, la peur au ventre. La honte que j’avais pu ressentir s’estompa au fur et à mesure que je m’éloignais du lieu du crime. 
 

J’en avais quatre, des malabars, quatre, et ils me paraissaient bien vachement beaucoup plus gros, énormes, gigantesques qu’en réalité.

A la maison,  J’ai  soigneusement caché mon butin dans un endroit secret, dans le buffet du salon, que je croyais être le seul à connaître.  

J’ai passé une nuit d’enfer, la mère Silver dansant au-dessus de mon lit en essayant de m’attraper pour me torturer et me faire manger et avaler des dizaines et des dizaines de malabar. Une nuit d’enfer, que je vous dis. Le lendemain, jeudi, donc pas d’école, j’ai pris une décision de petit homme, dès que maman aura une course à faire, je me proposerai d’office et dès que la mère Silver me tournera le dos, je remettrai les «chwig-gummi» très discrètement dans ses rayonnages.  

Ni vu, ni connu. Je serai automatiquement pardonné, hein!  

Plus tard, maman m’a appelé pour chercher des patates et d'emblée, sans aucune discussion,  j’étais « d’accord ». Étonnée, la maman, de la gentillesse et de la disponibilité subite de son gamin !

Mais je devais d’abord me faufiler dans le salon pour récupérer mon butin dans le buffet. En ouvrant la petite porte, il fallait lever le contre-
plaqué qui faisait le fond. Pour lever ce fond, je devais enlever les tasses de café du service du dimanche, réservé aux invités.
 

C’étaient de toutes petites tasses, toutes fines avec de toutes petites assiettes, fierté de ma maman qui les avait collectionnées pendant des années. En tout cas, les tasses étaient empilées et en essayant de soulever le fond, les deux tasses du haut n’ont rien trouvé de mieux que de glisser et de tomber à terre pour se briser en mille morceaux. 

Alertée par le bruit, ma mère arriva en courant et quand elle vit la catastrophe, elle me gronda évidemment et d’un recto-verso magistral,  me colla une bonne paire de baffes, dont je garde encore le cuisant souvenir. Elle découvrit mon butin, mais, comment lui expliquer que plein de remords de les avoir piqués, j’étais sur le point de les redéposer chez l’épicière.  

En découvrant les malabars, maman comprit la cause de mon agitation mais sa rage se fit désespoir, désespoir de voir en son fils un futur Al Capone, un maffioso de grande envergure qui commençait son apprentissage au grand banditisme chez la mère Silver. 

Elle avait honte pour moi, et m’ordonna de ramener de suite mon larcin chez la légitime propriétaire.

J’irai demain pour voir madame Silver et encore  m'excuser pour toi, disparais de ma vue, enfant de Satan, honte, honte… 

Je partis donc en direction de l’épicerie maudite, chercher les pommes de terre, le cabas sous le bras, la honte sur mon visage, la peur au ventre et les maudits «chwig-gummi» qui me brûlaient la main. 

- Bonjr, madame, je voudrais 2 kg de patates et un paquet de sel,  s’il vous plait.
- Oh, qu’il est bien poli ce matin ce petit!  

Et pendant que la mère Silver, accroupie derrière son comptoir, chargeait les pommes de terre de son grand sac dans mon cabas, je posai  peureusement les quatre paquets de malabar sur le présentoir. La peur de me faire prendre augmentait ma maladresse. Le petit présentoir instable, genre escalier en colimaçon, tomba à la renverse à ma première tentative de régularisation de situation. 

D’un bond, l’épicière, comme mue par un ressort,  surgit de derrière son comptoir en me voyant avec les chewing-gums à la main.

D’un geste incroyablement leste et rapide; elle fit le tour du comptoir, me prit par les cheveux et commença à me donner des rafales de baffes. 

C’était tellement rapide que je n’avais pas eu le temps de bouger de ma place.

J’étais comme paralysé et je voulais mourir, là, tout de suite pour être sauvé des griffes de cette sorcière. Elle ne disait pas un seul mot et tout en me tenant toujours par  les   cheveux, elle   prit  un  teppich-klopfer  (En alsacien: tapette de jonc  ou osier tressé en forme de nœud plat qui servait à battre les tapis, hantise de tous les gamins et arme favorite des parents) qui  se  trouvait  accroché  au mur au-dessus d’elle, car elle devait commencer à avoir mal à la main se mit à me tanner les fesses  de plus belle avec une vigueur de forgeron. Chacun de ses coups était accompagné d’un grand : han ! et encore, han ! 

J’avais l’impression que ce supplice ne s’arrêterait plus.  

Elle allait m'arracher la peau du cul, cette folle. Moi, j’étais déjà dans un autre monde, je ne sentais presque plus les coups qui commençaient presque à me chatouiller les fesses.

C’était le sang qui circulait. Nous avions, Roland et moi déjà parlé de cette drôle de sensation après une volée reçue en commun de notre bon vieux père,  avec sa ceinture de pompier. Les coups de balayette de maman étaient bien plus douloureux. A bien choisir et exceptionnellement,  pour une fois nous préférions  papa. 

La vieille me jeta dehors sans mes commissions en criant que maman devait venir les chercher elle même. Ce qu’elle fit le jour même. Jamais maman ne m’a plus reparlé de cette histoire et la mère Silver non plus.

364 pages, une masse de souvenirs drôles, tendres ou émouvants...
                          A découvrir sans plus attendre.

Référence : 7512-0038Prix : 17 € TTC
Frais de port : 4 € Ajouter au panier



 

 
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